Les 10 principaux pays africains bénéficiaires d’investissements étrangers en 2025
Les 10 principaux pays africains bénéficiaires d’investissements étrangers en 2025
En 2025, l’Afrique a connu une hausse remarquable des flux de capitaux étrangers, les investissements directs étrangers (IDE) atteignant des niveaux sans précédent sur le continent, comme le souligne notre rapport « Les 10 principaux pays africains susceptibles de recevoir les plus importants investissements directs étrangers (IDE) en 2025 ».
Des données récentes de l’Organisation des Nations Unies pour le commerce et le développement (ONUDC) font état d’une croissance impressionnante de 75 % sur un an, dépassant les 97 milliards de dollars, ce qui témoigne clairement de l’attractivité croissante de l’Afrique comme destination d’investissement. Cette croissance s’explique par une combinaison de facteurs, notamment d’importantes ressources naturelles, des réformes économiques stratégiques et une classe moyenne en pleine expansion.
Parmi les dix principaux bénéficiaires d’IDE, des pays comme l’Égypte, l’Éthiopie et la Côte d’Ivoire ont fait preuve de résilience et de politiques visionnaires qui continuent d’attirer des investisseurs du monde entier. Ces nations misent sur des secteurs comme le développement des infrastructures, l’énergie et l’agriculture, tout en s’attaquant à des défis tels que l’instabilité politique et les cadres réglementaires afin d’améliorer leur climat d’investissement.
L’analyse détaillée des flux d’IDE dans chaque pays en 2025 révèle que le paysage de l’investissement en Afrique est non seulement dynamique, mais aussi le reflet de l’intégration croissante du continent dans l’économie mondiale. Cet article propose une analyse approfondie des dix principaux pays africains attirant les plus importants flux de capitaux étrangers, offrant ainsi un éclairage précieux sur les moteurs de leur croissance économique.
10. République démocratique du Congo (RDC)
La RDC demeure l’un des principaux bénéficiaires de capitaux étrangers, principalement grâce à ses abondantes ressources naturelles, notamment des minéraux comme le cobalt, le cuivre et les diamants. Ces ressources sont essentielles aux chaînes d’approvisionnement mondiales, en particulier dans les secteurs des technologies et de l’énergie. Le secteur minier congolais continue d’attirer d’importants investissements étrangers, notamment en raison de la demande croissante de cobalt dans l’industrie des véhicules électriques.
Cependant, le pays est confronté à plusieurs défis, notamment l’instabilité politique et des déficits d’infrastructures, qui peuvent parfois dissuader les investisseurs étrangers. Néanmoins, les efforts continus déployés pour améliorer le climat des investissements, y compris les réformes de la gouvernance, ont permis de créer un environnement plus favorable aux investisseurs.
9. Guinée
La Guinée a enregistré une croissance constante de ses investissements directs étrangers grâce à ses vastes réserves de bauxite, les plus importantes au monde, et à son secteur pétrolier et gazier émergent. Sa situation stratégique et sa participation active aux accords commerciaux régionaux ont également renforcé son attractivité.
Le gouvernement a réalisé des progrès significatifs dans l’amélioration de son environnement des affaires en misant sur le développement des infrastructures, les réformes fiscales et la recherche de partenariats étrangers. Malgré cela, la forte dépendance de la Guinée à l’égard du secteur minier et ses difficultés politiques peuvent encore présenter des risques pour les investisseurs. Le gouvernement s’attache à concilier développement et préoccupations sociales et environnementales.
8. Afrique du Sud
L’Afrique du Sud est depuis longtemps un pôle d’investissement majeur en Afrique grâce à son économie diversifiée et à ses infrastructures de pointe. En 2025, le pays continue d’attirer d’importants capitaux étrangers, notamment dans des secteurs tels que les services financiers, la technologie et l’industrie manufacturière.
Le marché financier sophistiqué du pays, son cadre réglementaire solide et sa gouvernance d’entreprise éprouvée font de l’Afrique du Sud une destination attrayante pour les investisseurs internationaux. Cependant, le pays est confronté à des défis tels qu’un chômage élevé, des crises énergétiques et une faible croissance économique, qui ont impacté les flux d’IDE ces dernières années. Malgré ces obstacles, l’Afrique du Sud demeure l’une des plus grandes économies d’Afrique et un acteur majeur des IDE.
7. Namibie
Bien que plus petite économie d’Afrique australe, la Namibie a vu ses investissements étrangers croître grâce à son environnement politique stable, ses importantes ressources minérales et son engagement en faveur du développement durable.
Le pays est un important producteur d’uranium, de diamants et d’autres minéraux, ce qui en fait une destination attractive pour les investissements miniers. La Namibie s’est également concentrée sur les projets d’énergies renouvelables et la production d’hydrogène vert, ce qui devrait stimuler davantage les IDE dans les années à venir. Malgré une baisse des flux d’IDE en 2025, les perspectives d’investissement en Namibie restent positives, notamment grâce aux efforts déployés par le gouvernement pour diversifier l’économie.
6. Sénégal
Le Sénégal est devenu une destination de plus en plus attractive pour les IDE, grâce à sa grande stabilité politique, sa situation stratégique sur la côte ouest-africaine et le développement rapide de ses infrastructures.
Le gouvernement s’est concentré sur des secteurs comme l’énergie, les infrastructures et les mines, et a lancé des initiatives telles que le Plan Sénégal Émergent, qui vise à transformer l’économie en misant sur l’industrialisation et l’amélioration de la compétitivité. Le Sénégal est également engagé dans l’intégration régionale au sein de la CEDEAO (Communauté économique des États-Unis).
Le Sénégal (États d’Afrique de l’Ouest) a vu son attractivité se renforcer. Malgré un ralentissement de la croissance des IDE en 2025, le Sénégal demeure une destination d’investissement solide grâce à son rôle croissant dans l’intégration économique africaine.
5. Ouganda
L’Ouganda a connu une forte hausse des IDE, notamment suite à la découverte de réserves de pétrole et au développement des infrastructures connexes. Outre le pétrole, le secteur agricole du pays est un moteur essentiel des investissements étrangers, avec un intérêt croissant pour les industries agroalimentaires.
Le gouvernement a également fait de l’amélioration du climat des affaires une priorité, notamment par des réformes fiscales et la création de zones économiques spéciales. La position géographique de l’Ouganda en Afrique de l’Est, ainsi que ses accords commerciaux avantageux au sein de la Communauté d’Afrique de l’Est, en font une destination attrayante pour les investisseurs régionaux. Le potentiel économique du pays est toutefois tempéré par des défis tels que la corruption et les lacunes en matière d’infrastructures, qui peuvent entraver la facilité de faire des affaires.
4. Mozambique
Le Mozambique s’est imposé comme l’un des principaux bénéficiaires d’IDE en Afrique grâce à ses vastes ressources en gaz naturel et à sa situation stratégique le long de l’océan Indien. Le pays a attiré des investissements substantiels dans le secteur de l’énergie, notamment de la part de compagnies pétrolières et gazières internationales.
L’accent mis récemment par le Mozambique sur de grands projets d’infrastructure, tels que les routes, les ports et les zones industrielles, en a fait une destination d’investissement de plus en plus attractive. Par ailleurs, les efforts déployés par le pays pour améliorer son environnement réglementaire ont soutenu la croissance de son profil d’investissement. Malgré cela, les problèmes de sécurité au Mozambique, en particulier dans le nord du pays, constituent un risque pour les investisseurs potentiels, même si le potentiel du pays en tant que pôle énergétique demeure important.
3. Côte d’Ivoire
La Côte d’Ivoire continue de dominer l’Afrique de l’Ouest en matière d’attraction des IDE, grâce à la diversification de son économie. Le pays a enregistré des investissements dans l’agriculture, l’énergie et les infrastructures, le secteur du cacao jouant un rôle particulièrement important, la Côte d’Ivoire étant le premier producteur mondial de cacao. Le gouvernement a mis en œuvre d’importantes réformes pour améliorer le climat des affaires, réduire les formalités administratives et accroître la transparence.
La participation active de la Côte d’Ivoire à des initiatives économiques régionales telles que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) en a fait une porte d’entrée privilégiée vers le marché ouest-africain. Les projets d’infrastructures en pleine expansion et la stabilité économique du pays en font une destination attractive pour les investisseurs.
2. Éthiopie
L’Éthiopie est devenue une destination majeure pour les IDE en Afrique de l’Est, attirant d’importants capitaux étrangers dans les secteurs manufacturier, des infrastructures et de l’énergie. L’accent mis par le gouvernement sur l’industrialisation, notamment par la création de parcs industriels, a contribué à une croissance économique rapide et à la création d’emplois. De plus, sa situation stratégique dans la Corne de l’Afrique, conjuguée à l’importance de son marché, en a fait une plaque tournante régionale du commerce et de l’investissement.
Le pays s’est également attaché à améliorer son environnement réglementaire, facilitant ainsi l’implantation d’entreprises étrangères. L’engagement de l’Éthiopie en faveur du développement des infrastructures et sa forte croissance en font l’une des économies les plus dynamiques d’Afrique, malgré des défis tels que l’instabilité politique et l’insécurité dans certaines régions.
1. Égypte
L’Égypte se distingue comme le principal bénéficiaire d’IDE en Afrique, grâce à d’importants flux de capitaux alimentés par des projets d’infrastructures de grande envergure et des réformes économiques stratégiques. La zone économique du canal de Suez, les nouveaux développements urbains tels que la Nouvelle capitale administrative et les mégaprojets énergétiques ont attiré des milliards de dollars d’investissements étrangers. En 2024, l’Égypte a attiré 46,58 milliards de dollars d’IDE, représentant près de la moitié des flux totaux d’IDE en Afrique. Cette croissance est portée par d’importants projets d’infrastructure et des réformes économiques stratégiques.
Sa position stratégique au carrefour de l’Afrique, de l’Asie et de l’Europe renforce son rôle de plateforme logistique mondiale. Par ailleurs, le gouvernement égyptien a mis en œuvre des politiques visant à améliorer le climat des affaires, à réduire l’inflation et à stabiliser l’économie. Les investissements du pays dans les énergies renouvelables, le gaz naturel et le tourisme continuent d’offrir de solides perspectives de croissance, faisant de l’Égypte un pôle d’attraction durable pour les capitaux étrangers.