Les Nations Unies prévoient que l’économie marocaine dépassera la moyenne mondiale d’ici 2026

Selon le dernier rapport des Nations Unies sur les Perspectives économiques mondiales, l’économie marocaine a fait preuve d’une grande résilience et devrait continuer de croître au-dessus de la moyenne mondiale.

Le dernier rapport des Nations Unies sur la Situation et les Perspectives de l’économie mondiale 2026 (SPPEM) souligne que le Maroc bénéficie de la reprise de son secteur des services, d’une forte croissance de la consommation intérieure et d’une stabilité macroéconomique accrue, ce qui le place parmi les économies en développement les plus performantes.

L’ONU prévoit une croissance économique mondiale de 2,8 % en 2025, tout en notant que les perspectives économiques restent fragiles en raison des tensions commerciales persistantes et d’un environnement d’investissement défavorable. Le rapport avertit que, malgré un ralentissement de l’inflation mondiale, l’incertitude et les contraintes financières continuent de peser sur les perspectives de croissance économique.

Dans ce contexte, la performance du Maroc est remarquable. L’ONU prévoit une croissance de l’économie marocaine de 4,7 % en 2025, nettement supérieure à la moyenne mondiale, avant un léger ralentissement à 4,2 % en 2026 et à 4,0 % en 2027, signe d’une croissance plus durable à moyen terme.

Ce rapport de 212 pages souligne que le Maroc a obtenu de meilleurs résultats que de nombreux autres pays de la région, notamment en Afrique du Nord, en matière de maîtrise de l’inflation. L’inflation devrait rester inférieure à 2 %, ce qui contribuera à préserver le pouvoir d’achat et à soutenir l’investissement.

L’inflation mondiale devrait diminuer, passant de 4,0 % en 2024 à environ 3,4 % en 2025, puis à 3,1 % en 2026. Cependant, l’ONU met également en garde contre le maintien de niveaux de prix élevés qui continuent de peser sur les revenus réels, et contre l’inégalité croissante des tendances inflationnistes due aux perturbations de l’offre liées aux risques géopolitiques et climatiques.

Le rapport souligne que les décideurs politiques sont confrontés à un environnement inflationniste plus complexe, exigeant des politiques monétaires, budgétaires et industrielles coordonnées, ainsi que des mesures sociales ciblées pour protéger les groupes vulnérables.

L’ONU indique que le tourisme est l’un des principaux moteurs de la croissance économique du Maroc. Le tourisme est redevenu un important moteur de croissance, le rapport notant que les exportations de services ont rebondi, portées par le tourisme, en Afrique du Nord, notamment au Maroc, en Égypte et en Tunisie, soutenant ainsi la croissance économique.

La croissance des salaires a également stimulé la consommation intérieure. Le rapport précise que le Maroc fait partie des pays en développement qui augmenteront leur salaire minimum d’ici 2025, une mesure qui contribuera à accroître le revenu réel et le pouvoir d’achat des ménages.

Le rapport note également que l’amélioration de la balance des paiements et la plus grande stabilité des taux de change en Afrique du Nord ont entraîné une forte croissance de la demande intérieure, en particulier au Maroc.

Concernant le commerce, l’ONU souligne que l’impact des droits de douane américains sur le Maroc reste limité, car les exportations vers les États-Unis (principalement des matières premières) sont largement exemptées de droits de douane, tandis que les exportations vers l’UE continuent de croître régulièrement.

La conclusion générale de l’ONU est que, malgré la volatilité économique mondiale persistante, le Maroc entre dans une phase économique relativement stable, avec une croissance économique à moyen terme se stabilisant autour de 4 %, une inflation maîtrisée et un environnement d’investissement généralement favorable.