Le Japon imposera la taxe à la consommation aux plateformes de commerce électronique transfrontalières telles que Temu

Concernant les achats effectués à l’étranger via le commerce électronique transfrontalier, le gouvernement et le parti au pouvoir au Japon ont entrepris d’ajuster leur réglementation. Les grandes plateformes de commerce électronique transfrontalières seront désormais tenues de payer la taxe à la consommation. Les transactions transfrontalières de faible valeur, inférieures à 10 000 yens (environ 454 yuans), qui bénéficiaient auparavant d’une exonération, seront également soumises à cette taxe. Cette mesure vise à lutter contre l’afflux massif de produits à bas prix sur le marché intérieur japonais via des plateformes de commerce électronique financées par des capitaux chinois.

Lors d’une réunion du comité de recherche sur le système fiscal du Parti libéral-démocrate (PLD), le 26 novembre, le gouvernement japonais a proposé cette modification du système fiscal, prévoyant de l’intégrer au projet de réforme fiscale de 2026, actuellement en cours d’élaboration.

La modification proposée stipule que les plateformes de commerce électronique dont le chiffre d’affaires annuel dépasse 5 milliards de yens seront assujetties à la taxe. Il est prévu que des plateformes telles que Temu et SHEIN (Chine) et Qoo10 (États-Unis, filiale d’eBay) soient soumises à la taxe sur la consommation. Les consommateurs achetant des biens importés de moins de 10 000 yens via ces plateformes ne bénéficieront plus de l’exonération de taxe précédente et devront s’acquitter de cette taxe. Le prix d’achat des biens devrait ainsi augmenter d’environ 10 %.

Actuellement, le Japon exonère de taxe sur la consommation les biens importés dont le prix taxable est inférieur à 10 000 yens. Cette réglementation s’applique également aux plateformes de vente en ligne proposant des produits étrangers. C’est l’une des raisons pour lesquelles les plateformes de commerce électronique financées par des capitaux chinois peuvent vendre des produits à bas prix. Parallèlement, les détaillants japonais, tenus légalement de payer toutes les taxes, se trouvent désavantagés sur le plan concurrentiel.

Selon la réglementation actuelle, les biens importés d’une valeur supérieure à 10 000 yens sont soumis à la taxe sur la consommation. Dans ce cas, les vendeurs présents sur la plateforme sont tenus de collecter cette taxe auprès des consommateurs et de la reverser à l’État. Cependant, des rapports indiquent que la fraude fiscale commise par les commerçants sur les plateformes de commerce électronique transfrontalières est fréquente.