{"id":428,"date":"2025-07-08T09:42:41","date_gmt":"2025-07-08T08:42:41","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ibnews.com\/fr\/?p=428"},"modified":"2025-07-08T09:42:41","modified_gmt":"2025-07-08T08:42:41","slug":"top-10-des-pays-africains-connaissant-la-croissance-la-plus-rapide-en-termes-de-pib-en-2024","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ibnews.com\/fr\/2025\/07\/08\/top-10-des-pays-africains-connaissant-la-croissance-la-plus-rapide-en-termes-de-pib-en-2024\/","title":{"rendered":"Top 10 des pays africains connaissant la croissance la plus rapide en termes de PIB en 2024"},"content":{"rendered":"<p>L&rsquo;histoire \u00e9conomique de l&rsquo;Afrique est contrast\u00e9e\u00a0: un potentiel abondant d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, et des obstacles structurels de l&rsquo;autre. En 2025, plusieurs pays africains affichent des trajectoires de croissance remarquables malgr\u00e9 l&rsquo;incertitude \u00e9conomique mondiale et les d\u00e9fis r\u00e9gionaux.<\/p>\n<p>Les pr\u00e9visions de produit int\u00e9rieur brut de cette ann\u00e9e soulignent la t\u00e9nacit\u00e9 et la capacit\u00e9 d&rsquo;adaptation de ces \u00e9conomies, port\u00e9es par les r\u00e9formes, les investissements dans les infrastructures, les exportations de mati\u00e8res premi\u00e8res et l&rsquo;influence croissante des technologies et des services.<\/p>\n<p>Avec une population estim\u00e9e \u00e0 2,5 milliards d&rsquo;habitants d&rsquo;ici 2050, dont plus de 60\u00a0% ont moins de 25\u00a0ans, l&rsquo;Afrique demeure le continent le plus jeune et l&rsquo;un des plus riches en ressources naturelles au monde.<\/p>\n<p>Cet avantage d\u00e9mographique, conjugu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;importance strat\u00e9gique de l&rsquo;Afrique dans l&rsquo;approvisionnement en min\u00e9raux essentiels \u00e0 la transition \u00e9nerg\u00e9tique mondiale, tels que le lithium, le cobalt et les terres rares, l&rsquo;a plac\u00e9e au c\u0153ur du commerce international et des pr\u00e9occupations g\u00e9opolitiques.<\/p>\n<p>Dans ce contexte, la Zone de libre-\u00e9change continentale africaine (ZLECA) offre des opportunit\u00e9s sans pr\u00e9c\u00e9dent pour stimuler le commerce intra-africain, d\u00e9velopper les cha\u00eenes de valeur r\u00e9gionales et cr\u00e9er des emplois dans tous les secteurs.<\/p>\n<p>Pourtant, le continent est \u00e9galement confront\u00e9 \u00e0 des difficult\u00e9s majeures. La forte inflation, la volatilit\u00e9 des devises, le poids de la dette publique et les catastrophes climatiques continuent de perturber la stabilit\u00e9 des principaux march\u00e9s. L&rsquo;instabilit\u00e9 politique dans certaines r\u00e9gions d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest et d&rsquo;Afrique centrale, conjugu\u00e9e \u00e0 la faiblesse des institutions, a encore compliqu\u00e9 la reprise macro\u00e9conomique. En r\u00e9ponse, de nombreuses banques centrales africaines ont mis en \u0153uvre des politiques mon\u00e9taires restrictives d\u00e9but 2025, augmentant les taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat afin de stabiliser l&rsquo;inflation et d&rsquo;attirer les investissements.<\/p>\n<p>Au milieu de ces forces concurrentes, plusieurs pays africains se sont impos\u00e9s comme des pionniers en termes de croissance du PIB, surpassant leurs pairs r\u00e9gionaux, et ont pris des mesures audacieuses pour diversifier leurs \u00e9conomies.<\/p>\n<p>Dans ce rapport, issu d&rsquo;une \u00e9tude du FMI, nous mettons en lumi\u00e8re les 10 \u00e9conomies africaines \u00e0 la croissance la plus rapide en termes de taux de croissance du PIB annuel.<\/p>\n<p>Mali<br \/>\nPIB 2024\u00a0: 4,4\u00a0%<br \/>\nLe Mali a enregistr\u00e9 une croissance du PIB de 4,4\u00a0% en 2024, avec des projections de 4,9\u00a0%. Bien que ce chiffre soit comparable \u00e0 celui d\u2019autres pays d\u2019Afrique subsaharienne \u00e0 faible revenu, des probl\u00e8mes structurels continuent de limiter les gains \u00e0 plus grande \u00e9chelle.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9conomie demeure peu diversifi\u00e9e et d\u00e9pend fortement des exportations d\u2019or et de coton. L\u2019agriculture pluviale et les services \u00e0 faible productivit\u00e9 dominent, tandis que l\u2019industrie manufacturi\u00e8re se limite aux agro-industries et \u00e0 l\u2019\u00e9grenage du coton.<\/p>\n<p>Le PIB a atteint 22,72 milliards de dollars, mais avec un faible revenu par habitant de 945,61 dollars, les d\u00e9fis de d\u00e9veloppement demeurent importants. En termes de pouvoir d\u2019achat, le PIB du Mali atteint 67,55 milliards de dollars, ce qui refl\u00e8te une valeur int\u00e9rieure plus \u00e9lev\u00e9e une fois les co\u00fbts locaux pris en compte.<\/p>\n<p>L\u2019inflation s\u2019est maintenue \u00e0 4,7\u00a0%, ce qui indique une relative stabilit\u00e9 des prix. Entre-temps, la population a atteint 24,03 millions d&rsquo;habitants.<\/p>\n<p>9. Angola<br \/>\nPIB 2024\u00a0: 4,5\u00a0%<br \/>\nL&rsquo;\u00e9conomie angolaise a progress\u00e9 de 4,5\u00a0% en 2024, marquant une progression constante, le pays s&rsquo;effor\u00e7ant de diversifier son \u00e9conomie pour s&rsquo;affranchir de sa d\u00e9pendance de longue date au p\u00e9trole. Avec un PIB de 115,95 milliards de dollars et un PIB par habitant de 3\u00a0050 dollars, l&rsquo;Angola demeure l&rsquo;une des plus grandes \u00e9conomies d&rsquo;Afrique. En parit\u00e9 de pouvoir d&rsquo;achat, son \u00e9conomie est \u00e9valu\u00e9e \u00e0 382,67 milliards de dollars, ce qui refl\u00e8te une plus forte croissance int\u00e9rieure apr\u00e8s ajustement aux prix locaux.<\/p>\n<p>L&rsquo;Angola poss\u00e8de un potentiel \u00e9conomique important. Riche en ressources naturelles, il dispose de vastes \u00e9tendues de terres arables non cultiv\u00e9es et b\u00e9n\u00e9ficie de conditions climatiques favorables toute l&rsquo;ann\u00e9e, id\u00e9ales pour une large gamme de cultures. De plus, environ la moiti\u00e9 de la population angolaise est jeune, ce qui repr\u00e9sente un dividende d\u00e9mographique prometteur.<\/p>\n<p>Les perspectives \u00e9conomiques de l&rsquo;Angola pour 2025 ont \u00e9t\u00e9 revues \u00e0 la baisse par le Fonds mon\u00e9taire international (FMI), la croissance \u00e9tant d\u00e9sormais estim\u00e9e \u00e0 2,4 %, contre 3 % initialement estim\u00e9s.<\/p>\n<p>Kenya<br \/>\nPIB 2024\u00a0: 4,5\u00a0%<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9conomie kenyane, \u00e9valu\u00e9e \u00e0 120,9 milliards de dollars en 2024, fait face \u00e0 un m\u00e9lange complexe de r\u00e9silience et de d\u00e9fis, alors qu&rsquo;elle traverse une reprise fragile. En 2023, le PIB du Kenya a progress\u00e9 de 5,6\u00a0%, mais la croissance a ralenti \u00e0 environ 4,5\u00a0% en 2024, en raison de l&rsquo;inflation, des p\u00e9nuries de liquidit\u00e9s, des chocs climatiques et des troubles politiques cons\u00e9cutifs aux manifestations de mi-ann\u00e9e. Les efforts du gouvernement pour consolider les d\u00e9penses budg\u00e9taires et g\u00e9rer la dette se heurtent \u00e0 des difficult\u00e9s, le recouvrement des recettes \u00e9tant insuffisant.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019avenir, l\u2019\u00e9conomie du Kenya devrait reprendre de l\u2019\u00e9lan, avec une croissance projet\u00e9e \u00e0 4,8 % en moyenne entre 2025 et 2027. Cette reprise est aliment\u00e9e par une baisse de l\u2019inflation, une politique mon\u00e9taire accommodante et un meilleur acc\u00e8s au cr\u00e9dit.<\/p>\n<p>Tanzanie<br \/>\nPIB (exercice 2024)\u00a0: 5,4\u00a0%<br \/>\nL\u2019\u00e9conomie tanzanienne a enregistr\u00e9 une croissance de 5,4\u00a0% en 2024, prolongeant ainsi sa r\u00e9silience malgr\u00e9 les chocs mondiaux et les obstacles structurels nationaux.<\/p>\n<p>Avec une population de 69\u00a0millions d\u2019habitants, ce pays d\u2019Afrique de l\u2019Est a enregistr\u00e9 un PIB de 80,17\u00a0milliards de dollars aux prix courants et un revenu par habitant de 1\u00a0230\u00a0dollars. Corrig\u00e9 du pouvoir d\u2019achat, le PIB s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 269,76\u00a0milliards de dollars en 2024. Il devrait cro\u00eetre de 6\u00a0% en 2025.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9conomie reste largement diversifi\u00e9e. L\u2019agriculture emploie toujours les deux tiers de la population active, bien que sa contribution au PIB ait diminu\u00e9 \u00e0 environ un quart. L\u2019industrie repr\u00e9sente d\u00e9sormais un tiers de la production \u00e9conomique, le reste \u00e9tant assur\u00e9 par les services.<\/p>\n<p>L\u2019urbanisation transforme le paysage\u00a0: 37\u00a0% des Tanzaniens vivent d\u00e9sormais en ville.<\/p>\n<p>La pauvret\u00e9 demeure un d\u00e9fi persistant, 43 % de la population vivant sous le seuil international de pauvret\u00e9 de 2,15 dollars par jour. Dirig\u00e9e par la pr\u00e9sidente Samia Suluhu Hassan, seule femme chef d&rsquo;\u00c9tat d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est, la Tanzanie a maintenu sa stabilit\u00e9 macro\u00e9conomique.<\/p>\n<p>Ghana<br \/>\nPIB (exercice 2024)\u00a0: 5,7\u00a0%<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9conomie ghan\u00e9enne a connu un fort rebond en 2024, avec une croissance du PIB de 5,7\u00a0%, contre 3,1\u00a0% l&rsquo;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, port\u00e9e par l&rsquo;essor du secteur extractif et la reprise du secteur de la construction.<\/p>\n<p>Ce pays d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, qui compte 34,4\u00a0millions d&rsquo;habitants, a enregistr\u00e9 un PIB de 82,83\u00a0milliards de dollars et un revenu par habitant de 2\u00a0410\u00a0dollars. En termes de pouvoir d&rsquo;achat, son PIB s&rsquo;\u00e9levait \u00e0 276,36\u00a0milliards de dollars.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sident John Dramani Mahama, nouvellement \u00e9lu en d\u00e9cembre\u00a02024, h\u00e9rite d&rsquo;un pays qui progresse dans la restructuration de sa dette gr\u00e2ce \u00e0 un programme soutenu par le FMI.<\/p>\n<p>Son administration est confront\u00e9e au double d\u00e9fi de r\u00e9tablir la viabilit\u00e9 de la dette et de contenir l&rsquo;inflation, qui a atteint 23,8 % dans un contexte de hausse des prix des denr\u00e9es alimentaires et de d\u00e9pr\u00e9ciation de 19 % du cedi.<\/p>\n<p>L&rsquo;expansion \u00e9conomique a \u00e9t\u00e9 tir\u00e9e par l&rsquo;industrie, avec une croissance de 7,1 %, notamment dans les mines et la construction. Les services ont progress\u00e9 de 6,1 %, gr\u00e2ce aux progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s dans les TIC, la finance et les transports, tandis que l&rsquo;agriculture a enregistr\u00e9 une croissance modeste de 2,8 %.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 les pressions inflationnistes, le secteur ext\u00e9rieur s&rsquo;est renforc\u00e9. L&rsquo;exc\u00e9dent courant de 3,2 % du PIB a \u00e9t\u00e9 soutenu par les exportations d&rsquo;or et de p\u00e9trole et par les importants transferts de fonds des migrants. Les r\u00e9serves internationales ont atteint 8,98 milliards de dollars, couvrant quatre mois d&rsquo;importations.<\/p>\n<p>C\u00f4te d&rsquo;Ivoire<br \/>\nPIB 2024\u00a0: 6,0 %<br \/>\nL&rsquo;\u00e9conomie ivoirienne a progress\u00e9 de 6,0 % au cours de l&rsquo;exercice 2024 et devrait acc\u00e9l\u00e9rer pour atteindre 6,3 % en 2025, confortant ainsi son statut parmi les pays d&rsquo;Afrique subsaharienne les plus performants.<\/p>\n<p>Au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie, ce pays d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest a connu une transformation progressive, passant d&rsquo;une d\u00e9pendance au cacao \u00e0 des ambitions industrielles plus larges.<\/p>\n<p>Entre 2012 et 2019, la C\u00f4te d&rsquo;Ivoire a enregistr\u00e9 une croissance annuelle moyenne remarquable de 8,2 %.<\/p>\n<p>M\u00eame pendant la pand\u00e9mie de COVID-19, elle a maintenu un taux positif de 2 %. Depuis 2021, elle a retrouv\u00e9 son dynamisme, renfor\u00e7ant son r\u00f4le de p\u00f4le \u00e9conomique r\u00e9gional et de p\u00f4le d&rsquo;attraction pour les migrants au sein de la CEDEAO.<\/p>\n<p>Le pays s&rsquo;efforce aujourd&rsquo;hui de rompre avec son pass\u00e9 d&rsquo;exportateur de mati\u00e8res premi\u00e8res. Tout en restant le premier producteur mondial de cacao, la C\u00f4te d&rsquo;Ivoire se d\u00e9veloppe dans des secteurs \u00e0 valeur ajout\u00e9e comme la transformation de la noix de cajou. En 2024, les exportations de noix de cajou transform\u00e9es ont d\u00e9pass\u00e9 les 330\u00a0000 tonnes, t\u00e9moignant d&rsquo;une transition vers l&rsquo;industrialisation et l&rsquo;int\u00e9gration de la cha\u00eene de valeur mondiale.<\/p>\n<p>Ouganda<br \/>\nPIB (AF 2024)\u00a0: 6,3\u00a0%<br \/>\nL\u2019\u00e9conomie ougandaise a poursuivi sa croissance au cours de l\u2019AF 2024, avec une croissance du PIB r\u00e9el atteignant 6,3\u00a0%, contre 5,3\u00a0% l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Ce pays d\u2019Afrique de l\u2019Est de 51\u00a0millions d\u2019habitants devrait maintenir ce rythme \u00e0 6,1\u00a0% en 2025, gr\u00e2ce \u00e0 la croissance des services et de l\u2019industrie, qui repr\u00e9sentent ensemble plus des deux tiers du PIB.<\/p>\n<p>Les exportations de caf\u00e9 et d\u2019or, piliers \u00e9conomiques de longue date, combin\u00e9es \u00e0 l\u2019augmentation des investissements dans le secteur p\u00e9trolier et \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration des cha\u00eenes d\u2019approvisionnement mondiales, ont contribu\u00e9 \u00e0 cette expansion. Les programmes gouvernementaux, tels que le Mod\u00e8le de d\u00e9veloppement paroissial (MDP), ont \u00e9galement contribu\u00e9 \u00e0 stimuler les \u00e9conomies locales et \u00e0 renforcer la r\u00e9silience.<\/p>\n<p>L\u2019inflation a fortement ralenti au cours de l\u2019AF 2024. L\u2019inflation globale est tomb\u00e9e \u00e0 3,2\u00a0%, contre 8,8\u00a0% en 2023, tandis que l\u2019inflation sous-jacente est tomb\u00e9e \u00e0 3\u00a0%, deux niveaux bien inf\u00e9rieurs \u00e0 l\u2019objectif de 5\u00a0% de la Banque d\u2019Ouganda. Ce d\u00e9clin a \u00e9t\u00e9 favoris\u00e9 par la baisse des prix alimentaires, le resserrement de la politique mon\u00e9taire et la stabilit\u00e9 de la monnaie.<\/p>\n<p>Avec une inflation projet\u00e9e \u00e0 4,2 % en 2025, l&rsquo;Ouganda semble trouver un \u00e9quilibre d\u00e9licat entre croissance et stabilit\u00e9 des prix.<\/p>\n<p>RD Congo<br \/>\nPIB 2024\u00a0: 6,5\u00a0%<br \/>\nLa R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo, plus grand pays d\u2019Afrique subsaharienne par sa superficie, a enregistr\u00e9 une solide croissance de son PIB de 6,5\u00a0% en 2024, contre 8,6\u00a0% l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n<p>Cette expansion a \u00e9t\u00e9 stimul\u00e9e par le secteur extractif en plein essor, qui a progress\u00e9 de 12,8\u00a0% gr\u00e2ce \u00e0 la demande mondiale croissante de cobalt et de cuivre, dont la RDC dispose en abondance.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 ses richesses mini\u00e8res, la RDC reste l\u2019un des pays les plus pauvres du monde, avec plus de 73\u00a0% de ses plus de 100\u00a0millions d\u2019habitants vivant avec moins de 2,15\u00a0dollars par jour. La croissance des secteurs non miniers est rest\u00e9e modeste, \u00e0 3,2\u00a0%, port\u00e9e par la construction et les services.<\/p>\n<p>L\u2019am\u00e9lioration des exportations mini\u00e8res a permis de r\u00e9duire le d\u00e9ficit courant \u00e0 3,4\u00a0% du PIB, tandis que l\u2019augmentation des investissements \u00e9trangers et des financements ext\u00e9rieurs a contribu\u00e9 \u00e0 stabiliser les r\u00e9serves de change, qui couvrent d\u00e9sormais 2,5\u00a0mois d\u2019importations. L&rsquo;inflation a recul\u00e9 \u00e0 11,3 % en fin d&rsquo;ann\u00e9e, soutenue par un ralentissement de la d\u00e9pr\u00e9ciation du franc congolais.<\/p>\n<p>Pourtant, des d\u00e9fis se profilent. La croissance du PIB devrait ralentir \u00e0 4,7 % en 2025, avec un nouveau recul attendu d&rsquo;ici 2027, en raison du ralentissement de la production mini\u00e8re.<\/p>\n<p>S\u00e9n\u00e9gal<br \/>\nPIB (exercice 2024)\u00a0: 6,7\u00a0%<br \/>\nLe S\u00e9n\u00e9gal devrait afficher la croissance \u00e9conomique la plus rapide d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest en 2025, avec un PIB r\u00e9el en hausse de 8,4\u00a0%, contre un niveau d\u00e9j\u00e0 \u00e9lev\u00e9 de 6,7\u00a0% en 2024.<\/p>\n<p>Cette dynamique fait suite \u00e0 un changement politique historique\u00a0: Bassirou Diomaye Faye, ancien opposant, a remport\u00e9 la pr\u00e9sidence lors des \u00e9lections de mars\u00a02024, marquant ainsi la quatri\u00e8me transition d\u00e9mocratique pacifique du S\u00e9n\u00e9gal depuis l&rsquo;ind\u00e9pendance.<\/p>\n<p>Situ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame ouest du continent, le S\u00e9n\u00e9gal demeure un mod\u00e8le de stabilit\u00e9 dans une r\u00e9gion instable. Sa population de plus de 18 millions d&rsquo;habitants est fortement concentr\u00e9e \u00e0 Dakar, la capitale dynamique qui occupe seulement 0,3 % du territoire national, mais abrite pr\u00e8s d&rsquo;un quart de sa population.<\/p>\n<p>L&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration \u00e9conomique est aliment\u00e9e par les r\u00e9formes structurelles et les attentes li\u00e9es au d\u00e9marrage de la production p\u00e9troli\u00e8re et gazi\u00e8re, le S\u00e9n\u00e9gal visant \u00e0 se transformer en une \u00e9conomie productrice d&rsquo;hydrocarbures.<\/p>\n<p>\u00c9thiopie<br \/>\nPIB (exercice 2024)\u00a0: 8,1\u00a0%<br \/>\nL&rsquo;\u00e9conomie \u00e9thiopienne a enregistr\u00e9 une solide croissance de 8,1\u00a0% au cours de l&rsquo;exercice 2024, positionnant le pays comme l&rsquo;\u00e9conomie \u00e0 la croissance la plus rapide d&rsquo;Afrique. Cependant, avec un ralentissement pr\u00e9vu de la croissance \u00e0 6,6\u00a0% en 2025, les d\u00e9cideurs politiques ont de plus en plus de mal \u00e0 traduire cette dynamique \u00e9conomique en prosp\u00e9rit\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e.<\/p>\n<p>Avec 108,4\u00a0millions d&rsquo;habitants en 2024, l&rsquo;\u00c9thiopie poursuit un d\u00e9veloppement pilot\u00e9 par l&rsquo;\u00c9tat, ax\u00e9 sur les infrastructures, l&rsquo;agriculture et les services de base.<\/p>\n<p>Ces investissements ont produit des r\u00e9sultats tangibles\u00a0: plus de 60\u00a0millions de personnes ont d\u00e9sormais acc\u00e8s \u00e0 l\u2019eau potable, l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 a doubl\u00e9 et les taux de vaccination infantile ont fortement augment\u00e9. Le taux de pauvret\u00e9 national est pass\u00e9 de 39\u00a0% en 2004 \u00e0 24\u00a0% en 2016.<\/p>\n<p>Pourtant, des d\u00e9fis se profilent. Avec un PIB par habitant de 1\u00a0320\u00a0dollars et un revenu national brut encore plus faible, l\u2019\u00c9thiopie reste l\u2019un des pays les plus pauvres du monde. L\u2019inflation, les contraintes de change et une dette publique importante continuent de peser sur les finances des m\u00e9nages et de l\u2019\u00c9tat.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;histoire \u00e9conomique de l&rsquo;Afrique est contrast\u00e9e\u00a0: un potentiel abondant d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, et des obstacles structurels de l&rsquo;autre. 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